Louange à Allâh

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

  
Assalâmou 'alaykoum wa rahmatou llâhi wa barakâtouh 
 
« Louange à Allâh Qui, par Sa Volonté, insuffle dans le cœur des aspirants l’ardeur de l’aspiration. Il ne cesse alors de les motiver pour emprunter la voie du bonheur, celle de la foi et de la dévotion. »


« Sache que le début du cheminement est un besoin pressant insufflé dans le cœur du serviteur d'Allâh ; il le trouble, l’alerte, le motive pour accourir vers Allâh et la Demeure de l’au-delà, et le détourne de l’ici-bas. »

L’Imâm Al-Haddâd " Risâlat Al-Mu`âwanah ".

Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 18:01

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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Départ et arrivée à Médine :

 

Le voyage de Fâtima 0 et de sa sœur Umm Kaltoum 0 à Médine ne se fit pas sans difficulté. Des associationnistes les rattrapèrent en cours de route. Al-Huwayrah Ibn Naqîdh Ibn ‘Abd Ibn Qassî, un de ceux qui firent le plus de mal à leur père à la Mecque, piqua de sa lance le chameau monté par Fâtima. Celle-ci fut déséquilibrée et tomba sur le sol. A cette époque, c’était une jeune fille frêle et faible de corps. Les événements traversés par la mère des cités n’étaient pas étrangers à sa mauvaise santé. S’ils avaient eu une mauvaise influence sur son physique, ils avaient, au contraire, renforcé sa volonté et décuplé sa force morale.

 

Fâtima 0 finira, en fin de compte par arriver à Médine. Elle ressentait le mal tenailler sa jambe à la suite de sa chute du chameau. Des années passèrent sans que le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – n’oublie le comportement d’al-Huwayrath en vers sa fille. En l’an VIII de l’Hégire, lors de la conquête de la Mecque, le père de Fâtima 0 le désigna au nombre du groupe qui devait être tué, quand bien même le trouverait-t-on sous les murs de la Ka’ba. ‘Alî  était le plus en droit de tuer cet homme infect. Et c’est ce qu’il fit.

 

Quand Fâtima 0 arriva à Médine, elle fut témoin de la fraternité que son père avait suscitée entre les Muhâjirîn et leurs hôtes les Ansâr. Ce fut une fraternité concrétisée par des actes tangibles. Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – lança cet appel :

« Soyez frères en Allâh. Que chacun prenne un frère. Quant à moi, voici mon frère. » et il désigna ‘Alî Ibn Abî Tâlib, fils de son oncle paternel et futur époux de sa fille Fâtima 0.

Par oum hamîd - Publié dans : Biographie
Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 17:56

 

 

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Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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L’appel lancé aux membres de la famille :

           

            Fâtima 0 se souvint du jour où Allâh ordonna à son père de lancer l’appel du ralliement à l’Islam, à sa famille en premier lieu. Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – dit ce jour-là en désignant chacun par son nom ou celui de sa famille :

 

-         Ô assemblée de Quraysh ! Sauvez vos âmes ! Je ne pourrai rien pour vous auprès d’Allâh !

-         Ô fils des Banû Manâf ! Je ne pourrais rien pour vous auprès d’Allâh !

-         Ô ‘Abbâs Ibn ‘Abd al-Muttalib ! Je ne pourrais rien pour toi auprès d’Allâh !

-         Ô Safiya, tante paternelle de l’Envoyé d’Allâh ! Je ne pourrai rien pour toi auprès d’Allâh !

-         Ô Fâtima, fille de Muhammad ! Demande-moi ce que tu veux de mes biens mais je ne pourrai rien pour toi auprès d’Allâh !

 

Ce souvenir fit palpiter son cœur de tendresse et elle dit en murmurant :

 

-         Salut à toi ! Ô le meilleur des pères et le plus généreux des avertisseurs !

 

Il commença par son peuple et son clan, puis passa à ses parents les plus proches, puis s’adressa à son oncle paternel et termina par sa fille. Si celle-ci ne pouvait rien attendre de lui, qu’en serait-il alors des autres hommes et femmes ? Selon un hadîth authentique, le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – a dit :

 

Fâtima est une partie de moi-même. Celui qui lui porte préjudice, nuit à ma propre personne. Celui qui lui fait de la peine, c’est comme s’il en avait fait à moi-même. Les quatre meilleures femmes du monde sont : Mayram (Marie), Assia (la femme de Pharaon), Khadija (sa première épouse) et Fâtima (sa fille).

 

            Fatimâ 0 comprit que son père, en sa qualité d’Envoyé d’Allâh, tenait à faire savoir à tous les gens, même aux êtres les plus aimés, y compris sa fille la plus chère à ses yeux, que leur sort ne dépendait que d’eux.

 

            Ce fut dans ce contexte que Fâtima 0 grandit jusqu’au jour où sa famille subit le blocus des mécréants. Elle vécut donc dans le campement et ressortit comme tous les autres pour retourner à la Mecque. Elle fût alors témoin de la mort de sa mère. Quelques temps après, elle suivit son père à Médine à la suite de son émigration avec d’autres compagnons. ‘Alî , qui resta à la Mecque pour surveiller et protéger les arrières du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – rejoindra ce dernier trois jours après.

 

Par oum hamîd - Publié dans : Biographie
Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 17:51

 

 

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Témoin des peines endurées par son père :

 

Fâtima 0 était toute proche de son père quand celui-ci se dirigea vers la Ka’ba et s’installa dans un coin. A ce moment, un groupe d’associationnistes se ruèrent sur lui et l’entourèrent en disant :

- Est-ce toi qui dit ceci et cela ?

 

Ils l’abreuvèrent d’insulte et d’injures. L’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – n’avait pas craint de leur répondre :

 

« Oui, c’est bien moi ! »

 

Fâtima 0 vit un des hommes belliqueux se saisir du manteau de son père et paralyser ses mouvements. Abû Bakr, présent, se leva en disant.

 

- Allez-vous tuer un homme qui dit : Mon Seigneur, c’est Allâh !?

 

Les assaillants ne mirent pas leur menace à exécution mais, fous de colère, ils saisirent le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – par sa barbe et cognèrent sa tête contre le sol. Après quoi, le père, tenant sa fille par la main, retourna à la maison. Là, il s’allongea sur son lit et, transi de froid, sursautait à tout moment le corps agité par tout ce qu’il venait de subir.

 

            Fâtima 0 était également présente, non loin de son père qui était entouré de provocateurs d’entre les associationnistes. ‘Aqaba Ibn Abî Mu’ît arriva, portant dans un sac les entrailles d’un mouton. Il les jeta sur le dos de l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – au moment où il se prosternait. Il ne leva pas la tête jusqu’au moment où sa fille Fâtima 0 s’approcha de lui, prit la saleté jetée sur son père et la jeta sur ‘Aqaba. A ce moment, il releva la tête et lança la malédiction contre Abû Jahl, ‘Ataba Ibn Rabî’a et d’autres encore. Cette malédiction fit peur aux associationnistes. Ils stoppèrent leurs attaquent et laissèrent le père de Fâtima 0 poursuivre sa prière. Après quoi, le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui –, et sa fille quittèrent les lieux, la main dans la main et se dirigèrent vers leur maison.

 

Par oum hamîd - Publié dans : Biographie
 
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