Samedi 29 mai 2010
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Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm
Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux
L’appel lancé aux membres de la
famille :
Fâtima
se souvint du jour où Allâh ordonna à son père de lancer l’appel du ralliement à l’Islam, à sa famille en premier lieu. Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – dit ce jour-là en désignant chacun par son nom ou celui de sa famille :
- Ô assemblée de Quraysh ! Sauvez vos âmes ! Je ne pourrai rien pour vous
auprès d’Allâh !
- Ô fils des Banû Manâf ! Je ne pourrais rien pour vous auprès
d’Allâh !
- Ô ‘Abbâs Ibn ‘Abd
al-Muttalib ! Je ne pourrais rien pour toi auprès d’Allâh !
- Ô Safiya, tante paternelle de l’Envoyé d’Allâh ! Je ne pourrai rien pour toi
auprès d’Allâh !
- Ô Fâtima, fille de Muhammad ! Demande-moi ce que tu veux de mes biens mais
je ne pourrai rien pour toi auprès d’Allâh !
Ce souvenir fit palpiter son cœur de tendresse et elle dit en
murmurant :
- Salut à toi ! Ô le meilleur des pères et le plus généreux
des avertisseurs !
Il commença par son peuple et son clan, puis passa à ses parents les plus proches,
puis s’adressa à son oncle paternel et termina par sa fille. Si celle-ci ne pouvait rien attendre de lui, qu’en serait-il alors des autres hommes et femmes ? Selon un hadîth authentique, le
Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – a dit :
Fâtima est une partie de moi-même. Celui qui
lui porte préjudice, nuit à ma propre personne. Celui qui lui fait de la peine, c’est comme s’il en avait fait à moi-même. Les quatre meilleures femmes du monde sont : Mayram (Marie), Assia
(la femme de Pharaon), Khadija (sa première épouse) et Fâtima (sa fille).
Fatimâ
comprit que son père, en sa qualité d’Envoyé d’Allâh, tenait à faire savoir à tous les gens, même aux êtres les plus aimés, y compris sa fille la plus chère à
ses yeux, que leur sort ne dépendait que d’eux.
Ce fut dans ce contexte que Fâtima
grandit jusqu’au jour où sa famille subit le blocus des mécréants. Elle vécut donc dans le
campement et ressortit comme tous les autres pour retourner à la Mecque. Elle fût alors témoin de la mort de sa mère. Quelques temps après, elle suivit son père à Médine à la suite de son
émigration avec d’autres compagnons. ‘Alî
, qui resta à la Mecque pour surveiller et
protéger les arrières du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – rejoindra ce dernier trois jours après.