Louange à Allâh

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

  
Assalâmou 'alaykoum wa rahmatou llâhi wa barakâtouh 
 
« Louange à Allâh Qui, par Sa Volonté, insuffle dans le cœur des aspirants l’ardeur de l’aspiration. Il ne cesse alors de les motiver pour emprunter la voie du bonheur, celle de la foi et de la dévotion. »


« Sache que le début du cheminement est un besoin pressant insufflé dans le cœur du serviteur d'Allâh ; il le trouble, l’alerte, le motive pour accourir vers Allâh et la Demeure de l’au-delà, et le détourne de l’ici-bas. »

L’Imâm Al-Haddâd " Risâlat Al-Mu`âwanah ".

Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 14:16

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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La décision de retourner à Médine :

 

            En arrivant à La Mecque, Fâtima0 souhaita revoir la maison où elle était née et avait grandi, maison aussi de son époux ‘Alî car c’est là où, lui aussi, avait grandi. Après leur émigration, elle était devenue celle d’Uqayl Ibn Abî Tâlib. Aussi, se demanda-t-elle quelle serait la maison que son père leur choisirait à La Mecque.

 

            Les Ansârs aussi se posaient la même question : Est-ce que L’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – allait les quitter et séjourner définitivement dans sa ville natale ? Ils pensaient qu’il allait s’installer définitivement dans la ville où il vécut avec sa première épouse as-sayyida Khadîja0. La grande joie, qui s’empara de lui en revoyant sa patrie après une si longue absence, leur fit croire qu’il ne retournerait point à Médine . L’un d’eux fit cette remarque :

 

Par Allâh ! L’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – a retrouvé son peuple !

 

            Le poète de l’Islâm Hassan Ibn Thâbit al-Ansârî écrivit même un poème où il reprochait au Messager d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – d’accorder sa préférence aux Qurayshs, qui l’avaient chassé de sa patrie, plutôt qu’aux Ansâr qui l’avaient accueilli.

 

            Fâtima0 entendit tous les murmures des Ansârs. Le contenu du poème parvint aussi à ses oreilles. Elle s’imaginait que le choix serait difficile mais elle était, aussi, assurée, que son père trouverait, sans tarder, une issue à ce problème. En effet, l’ Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui -, qui était informé du déroulement des événements, ne tarda pas à demander de faire rassembler les Ansâr. Il leur tint ce discours après avoir distribué un butin de guerre essentiellement aux Qurayshites, ce qui souleva le mécontentement des Médinois :

 

 

Ô assemblée des Ansâr !

Vos propos me sont parvenus !

 Comment avez-vous pensé de moi ce qui est dans vos cœurs ?

 Ne suis-je pas venu à vous alors que vous étiez égarés et qu’Allâh vous a guidés ?

 N’étiez-vous pas pauvres et Allâh vous a enrichis ? N’étiez-vous pas ennemis les uns aux autres et Allâh a réuni vos cœurs ?

 Vous êtes en droit de me dire : Tu es venu à nous alors que ton peuple te traitait de menteur tandis que nous, nous avons cru en toi. Tu es venu  défait et nous t’avons secouru !

 Tu as été chassé de chez toi et nous t’avons donné refuge ! …

 

Ô assemblée des  Ansâr !

Ne voulez-vous pas que des gens partent avec du bétail et des chameaux au moment où vous, vous retournerez chez vous en compagnie de l’Envoyé d’Allâh ?

Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, si ce n’était l’émigration, j’aurais été un homme des Ansâr. Allâh ! Accorde Ta miséricorde aux Ansâr, aux fils des Ansâr et aux fils des fils des Ansâr.

 

            Ce discours fit pleurer les Ansâr ainsi que les habitants de La Mecque. Ainsi, l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – a choisit la demeure de l’émigration. Il ne restait plus à Fâtima0 qu’à faire ses adieux à la maison de son enfance et visiter une dernière fois la tombe de sa mère, avant de s’engager, avec son père, sur la route de Médine. Elle n’y séjourna que deux mois et quelques jours.

 

            Arrivée à Médine, elle passa encore deux mois de bonheur auprès de son père dont l’affection, pour elle, son mari et ses enfants, n’avait faibli à aucun moment. Pendant cette période, elle avait repris des forces. Elle s’occupait davantage de l’éducation de ses enfants, laissant les travaux de la maison à une servante que ‘Alî, enrichi quelque peu par le produit du butin de la conquête de La Mecque, avait mis à sa disposition.

 

 

Par oum hamîd - Publié dans : Biographie
Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 14:08

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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Vers la conquête de La Mecque :

 

            Fâtima 0 était plongée dans ses pensées quand elle entendit frapper à la porte. ‘Alî se leva et, en ouvrant la porte, vit devant lui Abû Sufyân. Celui-ci lui fit part de son désir de rencontrer l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui. ‘Alî refusa d’intercéder en sa faveur auprès du Prophète. Abû Sufyân se tourna alors vers Fâtima0 pour lui demander d’accomplir la même démarche. Il se heurta au même refus poli. Quand il repartit, les deux époux discutèrent, jusqu’au milieu de la nuit, de ce retournement de situation. Après quoi, ils dormirent et leurs rêves étaient, certainement emplis des images de La Mecque, de leur enfance dans cette cité, de leurs maisons et de tous les membres des Banû Hâshim.

 

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            Le jour arriva où le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – s’avança vers la « mère des cités » à la tête d’une dizaine de milliers de musulmans. Il se souvint du moment où il avait quitté la Maison sacrée, accompagné seulement de son ami Abû Bakr. Fâtima0 faisait partie de cette foule de croyants qui allaient conquérir La Mecque. Elle avait quitté cette ville dans un moment critique mais elle y retournait victorieuse. A travers ce triomphe, elle revécut ces instants où elle avait émigré avec sa sœur Umm Kaltoum0. Sa joie se mêlait à la tristesse. Si elle-même revenait là d’où elle était partie, ce n’était point le cas de ses sœurs. C’était pour elle un aller sans retour.

 

            Fâtima0 était ainsi plongée dans ses pensées jusqu’au moment où la foule de croyants arriva à Marra-z- Zahrân où le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – décida de camper avec son armée, attendant la bataille qui consacrait la victoire de l’Islam.

 

            Au lever du Jour, Abû Sufyân arriva et attendit l’ordre de rencontrer l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – afin de discuter avec lui du sort réservé aux habitants de La Mecque. Au terme de son entrevue, il retourna dans la cité et devant une nombreuse assistance, il déclara :

 

Ô assemblée de Quraysh ! Voilà Muhammad qui vient à vous. Celui qui entre dans la maison d’Abû Sufyân est assuré de la sécurité. Celui qui ne sort pas de sa maison est aussi e, sécurité. Il en est de même de celui qui se réfugie dans l’enceinte de la Ka’ba.

 

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            Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – remit l’étendard de l’armée à ‘Alî, divisa ses hommes en plusieurs groupes et plaça un de ses Compagnons à la tête de chacun d’eux. Il donna l’ordre de sauvegarder la vie des habitants, exception faite de certains dont il cita les noms et en disant :

 

Tuez-les, même s’ils s’abritent sous les couvertures de la Ka’ba.

 

            L’entrée victorieuse de l’armée musulmane se fit sous une clameur aussi extraordinaire et qu’exceptionnelle. Dix mille voix scandaient :

 

Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Il n’y a point de divinité que Dieu !

Il a fait triompher Ses serviteurs, a renforcé la puissance de Ses soldats et a défait Seul la coalisation.

Il n’y a point de divinité qu’Allâh. Allâhu Akbar !

 

 

Par oum hamîd - Publié dans : Biographie
Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 14:22

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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L’amour du Prophète

– que la prière et le salut soient sur lui

 pour ses petits enfants :

 

            Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – éprouvait pour ses deux petits-fils un grand amour au point qu’un jour, alors que, debout sur la chair de la mosquée, au moment où il faisait son sermon, il vit les deux garçons avancer vers lui en trébuchant. Il vint vers eux, les prit dans ses bras, les embrassa et dit :

 

- Allâh a raison de dire que vos biens et vos enfants vous détournent de votre religion. En effet, quand j’ai vu ces deux garçons marcher et trébucher, je n’ai pu m’empêcher d’interrompre mon sermon et de me diriger vers eux.

 

- Par Allâh ! J’ai un garçon et je ne l’ai jamais embrassé, dit un des Compagnons en voyant tant de tendresse.

 

Aussi le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – lui dit :

 

- Celui qui n’a pas de compassion pour les autres, ne peut attendre de la compassion de ces derniers.

 

            Fâtima0 continua à vivre dans un bonheur qui gagna en intensité avec la naissance de sa première fille en l’an V de l’Hégire. Son grand père la fit appeler Zaynab en souvenir de sa fille. Fâtima0 ne pouvait que donner son accord car, elle non plus, n’avait point oublié sa sœur. Ce fut également dans le même esprit que sa seconde fille eut pour nom Umm Kaltoum. Ainsi, l’Envoyé de Allâh garda dans sa pensée la mémoire de ses deux filles défuntes.

 

            Le temps permit à Fâtima0 d’être témoin de l’héroïsme de son père qui allait de victoire en victoire, répandant une nouvelle lumière sur le monde, et s’approchait de cette victoire finale qu’Allâh avait promise à lui et aux croyants. Ce fut ainsi que l’image de La Mecque traversa son esprit. Huit années s’étaient déjà écoulées depuis son arrivée à Médine. A ce moment, elle ne pouvait pas s’empêcher de se souvenir de sa mère et de ses sœurs. Elle revoyait la tombe de sa mère et de son grand père Abû Tâlib. Elle se demanda si La Mecque demeurait telle qu’elle l’avait laissée et si les pigeons blancs continuaient à survoler, librement, la Ka’ba.

           

 

 

Par oum hamîd - Publié dans : Biographie
 
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