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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 12:18

   

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux  

   

 

Ce monde illusoire 

 

Rejette le monde et ses parures, ce monde qui pèse moins que le mirage d'une brise.
Ce doux rêve semble être éclats et dorures, jusqu'à ce que toutes ses illusions se brisent.
L'espères-tu fidèle, lui dont tous les artifices n'attendent que de pouvoir s'envoler,
Te laissant démuni au milieu de ces vaines promesses que tu avais laissées t'enjôler ?
Souhaites-tu donc être de ceux qui aspirent leur vie durant à des choses éphémères,
Ces choses que nul ne saurait maintenir en sa poigne, et dont le véritable goût est si amer ?
Les actes que tu peux accomplir aujourd'hui, ne les remets jamais à d'éventuels lendemains,
De sorte que lorsque la mort te surprendra, tu te retrouves au final entre de bonnes mains.
Aie la sagesse de peser toi même le livre de tes actes, avant qu'on ne le fasse à ta place.
Il est grand temps de troquer contre un habit de lumière ces haillons de péchés qui t'enlacent,
De tuer cet égo compulsif qui corrompt ton âme, de l'immoler sur l'autel de la vertu,
D'en laver le moindre recoin pour recouvrer ta pureté, jusqu'à ce qu'Allâh la restitue.
Certes le tunnel semble fort long, mais on aperçoit à son bout une faible lueur qui y luit ;
Tel est le chemin menant au salut : joins toi donc au Vrai à présent, et ressuscite par Lui.

Published by oum hamîd - dans Poèmes
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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 14:41

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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Maladie et mort du Prophète

 – que la prière et le salut soient sur lui  :

 

            En l’an XI de l’Hégire, le père de Fâtima0 se plaignit d’un mal qui le faisait souffrir. Les membres de la Maison et les musulmans pensaient que ce n’était qu’un mauvais moment à passer et, ensuite, tout rentrerait dans l’ordre. Personne ne se doutait que cette maladie allait l’entraîner vers la mort. Mais Fâtima0 sentit qu’un incendie brûlait son cœur. Elle se rappela le moment où elle se rendit chez son père qui se trouvait dans la chambre de ‘Aïsha0. Après que son père, affaibli par sa maladie, l’embrassa et la fit asseoir à sa droite, il lui fit comprendre que sa vie avait atteint son terme. Elle éclata en sanglots et pour la consoler, il lui dit :

 

Tu seras la première des membres de ma Maison qui me rejoindra dans la tombe.

Il ajouta : N’accepterais-tu pas d’être la sayyida de cette Communauté ?

 

            Fâtima0 sourit et rit même de cette nouvelle. ‘Aïsha0, qui rapporta cette scène, dit qu’elle n’avait jamais vu une joie aussi proche de la tristesse. Elle demanda à Fâtima0 la raison de ce changement brusque d’humeur. Celle-ci lui avait répondu sur le moment qu’elle ne pouvait pas dévoiler un secret que le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – lui dévoilait. Après quoi, elle se rendit chez elle, tranquillisée de l’amélioration de la santé de son père.

 

            Quelques jours après, elle apprit que la maladie de son père empira. La peur se mêla à l’angoisse. Aussi se précipita-t-elle chez lui, sentant une douleur au cœur, comme si cet organe allait se détacher de sa poitrine et tomber par terre. En arrivant, elle l’aperçut, armé de résistance, allant d’une de ses épouses à l’autre jusqu’au moment où il arriva le tour de Maymouna0. Il demanda à cette dernière de demeurer chez ‘Aïsha0 pendant la période de sa maladie.

 

            De son côté, Fâtima0 entoura son père de toute son attention ne cessant pas d’implorer Allâh de renforcer son courage et sa patience.

 

            Fâtima0 sentit que l’état de son père empirait quand elle le vit prendre de l’eau de sa main et le renverser lentement sur sa tête. Elle l’entendit lui dire de ne pas être triste après sa mort. Quelques temps après, l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – quitta ce monde, les musulmans et les êtres les plus chers de sa famille.

 

            Fâtima0 s’évanouit. Elle ne sortit complètement de son évanouissement qu’après le serment d’allégeance prêté à Abû Bakr, soit 48 heures après la mort de son père. Elle alla se recueillir sur sa tombe et revint à la maison où elle fut accueillie par Anas Ibn Mâlik, le serviteur de l’ Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui. Celui-ci ne pouvait que lui demander de se montrer patiente à la suite de cette perte qui a endeuillé toute la Communauté musulmane. Elle lui répondit :

 

Comment ton cœur t’a permis d’abandonner à la terre le cadavre de l’Envoyer d’Allâh ?

 

            Mâlik éclata en sanglots. Il ne pouvait pas contenir ses larmes alors qu’il conseillait la patience à d’autres. Entre temps ‘Alî arriva et lui fit part que beaucoup de musulmans déclaraient que le califat aurait dû lui revenir. C’est qu’il a été élevé par le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui. Il était le fils de son oncle paternel et le mari de sa fille. En outre, il y avait dans al-Hassan et al-Husayn l’odeur du Sceau des envoyés. De plus, il a été le premier des hommes à avoir embrassé l’Islâm. Il a été, de surcroît, de toutes les batailles menées par son beau-père, batailles au cours desquelles, il fit preuve d’un grand courage.

 

            Il est également à signaler que lorsqu’en arrivant à Médine, le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – a donné à chaque Muhâjir un frère parmi les Ansârs. Quant à lui, il a pris ‘Alî pour frère. A un moment donné, il a dit, s’adressant à son beau-fils :

 

Tu es pour moi, ce qu’Aaron était pour Moïse. Et : Toi, tu es de moi, et moi je suis de toi.

 

            Cependant, les décisions s’étaient précipitées. Non seulement, l’Islâm n’avait jamais prescrit que le califat devait être héréditaire, mais il était trop tard pour revenir sur le premier serment d’allégeance accordé à Abû Bakr. Ce fut ce que des Compagnons avaient dit à Fâtima0 :

 

Ô fille de l’Envoyé d’Allâh ! Notre serment d’allégeance a été donné à Abû Bakr. Si ton mari, fils de ton oncle paternel, s’était présenté plus tôt à nous, nous n’aurions pas préféré un autre à lui.

 

Mais ‘Alî avait répondu à cet argument :

 

Devais-je abandonner l’Envoyer d’Allâh dans sa maison sans l’enterrer et sortir pour disputer le pouvoir à d’autres ?

 

            Abû Bakr demanda à ‘Umar de l’accompagner chez Fâtima0 afin de la convaincre d’accepter le fait accompli, d’autant plus, qu’en sa qualité de premier calife de l’Islâm, il lui avait refusé d’hériter de son père, partant du principe qu’on n’hérite pas des prophètes. Arrivé sur les lieux, Abû Bakr prit la parole en disant :

 

Ô bien aimé de l’Envoyé d’Allâh ! Par Allâh ! Ta parenté à l’Envoyé d’Allâh est meilleure, pour moi, que ma parenté. Mon affection pour toi est plus forte que celle que je porte à ma fille ‘Aïsha. Le jour où ton père est mort, j’aurais aimé mourir ce jour-là et ne pas rester en vie après lui. Je reconnais ton mérite et ta dignité. Si je t’ai privé d’hériter de l’Envoyer d’Allâh, c’est parce que je l’ai entendu dire, parlant des prophètes :

« Personne n’hérite de nous. Ce que nous possédons doit être distribué en aumônes ».

 

            Il ne semble pas que les historiens aient mentionnée que Fâtima0 s’efforça par la suite à revendiquer ce qui lui apparaissait comme son bien. Par contre, ils signalent qu’elle s’isola dans sa tristesse et son deuil, pleurant la mort de son père. Il ne lui restait plus qu’à le rejoindre ainsi qu’il le lui avait annoncé quelques temps avant d’aller à la rencontre de son Créateur.

 

            Ce fut ainsi que le lundi, le deuxième jour du mois de ramadân, an XI, Fâtima0 embrassa les membres de sa famille, emplissant ses yeux de larmes chaudes. Puis, elle appela Umm Râfi’0, la protégée de son père et lui dit, d’une voix basse, à peine perceptible, de lui préparer de l’eau. Elle se lava ainsi qu’elle le faisait elle-même auparavant, vêtit des habits neufs, remplaçant ceux du deuil qu’elle portait, puis elle dit à Umm Râfi’0 de poser sa literie au milieu de la chambre. Elle s’allongea, ferma les yeux et s’endromit. Ce fut ainsi qu’elle mourut.

 

            ‘Alî l’ensevelit en pleurant et l’enterra dans le cimetière al-Bâqî’. Il lui fit ses adieux et retourna, l’air abattu, dans cette maison devenue lugubre depuis la disparition de son épouse.

 

            Ainsi les événements du monde évoluent et changent mais Fâtima,0 « la mère de son père », remplit encore la vie à travers ses enfants et la famille de l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui.

 

 

 

 

[Extrait de Kitâb al Shifâ]

Al Hassan al Basrî - qu'Allâh lui fasse miséricorde - disait :

Que celui qui veut boire avec la coupe parfaire du Bassin de l'Elu (sallallâhu 'alayhi wa sallam) dise :

Ô Allâh ! Accorde la grâce à (notre maître) Muhammad,
à sa famille, à ses Compagnons,
à ses enfants, à ses épouses,
à ses déscendants, aux Gens de sa Maison,
à ses alliées, à ses partisans,
à ses auxiliaires, à ses disciples,
à ses adeptes, à sa Communauté ainsi qu'à nous.
Ô Le Plus Miséricordieux des miséricordieux !

Allâhumma salli ‘alâ (sayyidina) Muhammadin
wa ‘ala âlihi wa ashabihi
wa awladihi wa azwâjihi
wa dhurriyyatihi wa ahli baytihi
wa as-harihi wa ansarihi
wa achya-‘ihi wa muhibbihi
wa ummatihi wa ‘alayna ma‘ahum ajma‘ina
yâ arhamar-rahimîn

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 23:48

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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Il n'y a pas de chose plus propice à la concentration du coeur sur Allâh que le silence et le jeûne, comme il n'y a pas de chose plus propice à sa dispersion que l'excès de nourriture et de paroles, même sur ce qui nous concerne. . .

18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 14:16

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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La décision de retourner à Médine :

 

            En arrivant à La Mecque, Fâtima0 souhaita revoir la maison où elle était née et avait grandi, maison aussi de son époux ‘Alî car c’est là où, lui aussi, avait grandi. Après leur émigration, elle était devenue celle d’Uqayl Ibn Abî Tâlib. Aussi, se demanda-t-elle quelle serait la maison que son père leur choisirait à La Mecque.

 

            Les Ansârs aussi se posaient la même question : Est-ce que L’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – allait les quitter et séjourner définitivement dans sa ville natale ? Ils pensaient qu’il allait s’installer définitivement dans la ville où il vécut avec sa première épouse as-sayyida Khadîja0. La grande joie, qui s’empara de lui en revoyant sa patrie après une si longue absence, leur fit croire qu’il ne retournerait point à Médine . L’un d’eux fit cette remarque :

 

Par Allâh ! L’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – a retrouvé son peuple !

 

            Le poète de l’Islâm Hassan Ibn Thâbit al-Ansârî écrivit même un poème où il reprochait au Messager d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – d’accorder sa préférence aux Qurayshs, qui l’avaient chassé de sa patrie, plutôt qu’aux Ansâr qui l’avaient accueilli.

 

            Fâtima0 entendit tous les murmures des Ansârs. Le contenu du poème parvint aussi à ses oreilles. Elle s’imaginait que le choix serait difficile mais elle était, aussi, assurée, que son père trouverait, sans tarder, une issue à ce problème. En effet, l’ Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui -, qui était informé du déroulement des événements, ne tarda pas à demander de faire rassembler les Ansâr. Il leur tint ce discours après avoir distribué un butin de guerre essentiellement aux Qurayshites, ce qui souleva le mécontentement des Médinois :

 

 

Ô assemblée des Ansâr !

Vos propos me sont parvenus !

 Comment avez-vous pensé de moi ce qui est dans vos cœurs ?

 Ne suis-je pas venu à vous alors que vous étiez égarés et qu’Allâh vous a guidés ?

 N’étiez-vous pas pauvres et Allâh vous a enrichis ? N’étiez-vous pas ennemis les uns aux autres et Allâh a réuni vos cœurs ?

 Vous êtes en droit de me dire : Tu es venu à nous alors que ton peuple te traitait de menteur tandis que nous, nous avons cru en toi. Tu es venu  défait et nous t’avons secouru !

 Tu as été chassé de chez toi et nous t’avons donné refuge ! …

 

Ô assemblée des  Ansâr !

Ne voulez-vous pas que des gens partent avec du bétail et des chameaux au moment où vous, vous retournerez chez vous en compagnie de l’Envoyé d’Allâh ?

Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, si ce n’était l’émigration, j’aurais été un homme des Ansâr. Allâh ! Accorde Ta miséricorde aux Ansâr, aux fils des Ansâr et aux fils des fils des Ansâr.

 

            Ce discours fit pleurer les Ansâr ainsi que les habitants de La Mecque. Ainsi, l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – a choisit la demeure de l’émigration. Il ne restait plus à Fâtima0 qu’à faire ses adieux à la maison de son enfance et visiter une dernière fois la tombe de sa mère, avant de s’engager, avec son père, sur la route de Médine. Elle n’y séjourna que deux mois et quelques jours.

 

            Arrivée à Médine, elle passa encore deux mois de bonheur auprès de son père dont l’affection, pour elle, son mari et ses enfants, n’avait faibli à aucun moment. Pendant cette période, elle avait repris des forces. Elle s’occupait davantage de l’éducation de ses enfants, laissant les travaux de la maison à une servante que ‘Alî, enrichi quelque peu par le produit du butin de la conquête de La Mecque, avait mis à sa disposition.

 

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 14:08

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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Vers la conquête de La Mecque :

 

            Fâtima 0 était plongée dans ses pensées quand elle entendit frapper à la porte. ‘Alî se leva et, en ouvrant la porte, vit devant lui Abû Sufyân. Celui-ci lui fit part de son désir de rencontrer l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui. ‘Alî refusa d’intercéder en sa faveur auprès du Prophète. Abû Sufyân se tourna alors vers Fâtima0 pour lui demander d’accomplir la même démarche. Il se heurta au même refus poli. Quand il repartit, les deux époux discutèrent, jusqu’au milieu de la nuit, de ce retournement de situation. Après quoi, ils dormirent et leurs rêves étaient, certainement emplis des images de La Mecque, de leur enfance dans cette cité, de leurs maisons et de tous les membres des Banû Hâshim.

 

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            Le jour arriva où le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – s’avança vers la « mère des cités » à la tête d’une dizaine de milliers de musulmans. Il se souvint du moment où il avait quitté la Maison sacrée, accompagné seulement de son ami Abû Bakr. Fâtima0 faisait partie de cette foule de croyants qui allaient conquérir La Mecque. Elle avait quitté cette ville dans un moment critique mais elle y retournait victorieuse. A travers ce triomphe, elle revécut ces instants où elle avait émigré avec sa sœur Umm Kaltoum0. Sa joie se mêlait à la tristesse. Si elle-même revenait là d’où elle était partie, ce n’était point le cas de ses sœurs. C’était pour elle un aller sans retour.

 

            Fâtima0 était ainsi plongée dans ses pensées jusqu’au moment où la foule de croyants arriva à Marra-z- Zahrân où le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – décida de camper avec son armée, attendant la bataille qui consacrait la victoire de l’Islam.

 

            Au lever du Jour, Abû Sufyân arriva et attendit l’ordre de rencontrer l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – afin de discuter avec lui du sort réservé aux habitants de La Mecque. Au terme de son entrevue, il retourna dans la cité et devant une nombreuse assistance, il déclara :

 

Ô assemblée de Quraysh ! Voilà Muhammad qui vient à vous. Celui qui entre dans la maison d’Abû Sufyân est assuré de la sécurité. Celui qui ne sort pas de sa maison est aussi e, sécurité. Il en est de même de celui qui se réfugie dans l’enceinte de la Ka’ba.

 

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            Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – remit l’étendard de l’armée à ‘Alî, divisa ses hommes en plusieurs groupes et plaça un de ses Compagnons à la tête de chacun d’eux. Il donna l’ordre de sauvegarder la vie des habitants, exception faite de certains dont il cita les noms et en disant :

 

Tuez-les, même s’ils s’abritent sous les couvertures de la Ka’ba.

 

            L’entrée victorieuse de l’armée musulmane se fit sous une clameur aussi extraordinaire et qu’exceptionnelle. Dix mille voix scandaient :

 

Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Il n’y a point de divinité que Dieu !

Il a fait triompher Ses serviteurs, a renforcé la puissance de Ses soldats et a défait Seul la coalisation.

Il n’y a point de divinité qu’Allâh. Allâhu Akbar !

 

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 14:22

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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L’amour du Prophète

– que la prière et le salut soient sur lui

 pour ses petits enfants :

 

            Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – éprouvait pour ses deux petits-fils un grand amour au point qu’un jour, alors que, debout sur la chair de la mosquée, au moment où il faisait son sermon, il vit les deux garçons avancer vers lui en trébuchant. Il vint vers eux, les prit dans ses bras, les embrassa et dit :

 

- Allâh a raison de dire que vos biens et vos enfants vous détournent de votre religion. En effet, quand j’ai vu ces deux garçons marcher et trébucher, je n’ai pu m’empêcher d’interrompre mon sermon et de me diriger vers eux.

 

- Par Allâh ! J’ai un garçon et je ne l’ai jamais embrassé, dit un des Compagnons en voyant tant de tendresse.

 

Aussi le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – lui dit :

 

- Celui qui n’a pas de compassion pour les autres, ne peut attendre de la compassion de ces derniers.

 

            Fâtima0 continua à vivre dans un bonheur qui gagna en intensité avec la naissance de sa première fille en l’an V de l’Hégire. Son grand père la fit appeler Zaynab en souvenir de sa fille. Fâtima0 ne pouvait que donner son accord car, elle non plus, n’avait point oublié sa sœur. Ce fut également dans le même esprit que sa seconde fille eut pour nom Umm Kaltoum. Ainsi, l’Envoyé de Allâh garda dans sa pensée la mémoire de ses deux filles défuntes.

 

            Le temps permit à Fâtima0 d’être témoin de l’héroïsme de son père qui allait de victoire en victoire, répandant une nouvelle lumière sur le monde, et s’approchait de cette victoire finale qu’Allâh avait promise à lui et aux croyants. Ce fut ainsi que l’image de La Mecque traversa son esprit. Huit années s’étaient déjà écoulées depuis son arrivée à Médine. A ce moment, elle ne pouvait pas s’empêcher de se souvenir de sa mère et de ses sœurs. Elle revoyait la tombe de sa mère et de son grand père Abû Tâlib. Elle se demanda si La Mecque demeurait telle qu’elle l’avait laissée et si les pigeons blancs continuaient à survoler, librement, la Ka’ba.

           

 

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 18:31

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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La tentative de ‘Ali

- qu'Allâh soit satisfait de lui -

de prendre une seconde épouse :

 

‘Ali voulut prendre une seconde épouse. Il pensa qu’il n’y avait aucune gêne à cette décision puisque son acte était à la fois licite et conforme à la législation islamique. Il se figurera que la loi, qui s’appliquait sur l’ensemble des musulmanes, était également opérationnelle concernant les filles de l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui. En effet, ce dernier n’a-t-il pas dit en s’adressant aux membres de la Communauté musulmane :

 

Les gens, avant vous, ont été perdus parce qu’ils épargnaient la personne noble d’entre eux qui volait. Par contre, quand le voleur était humble et pauvre, ils appliquaient contre lui la peine légale. Je jure par Allâh que si Fâtima, fille de Muhammad, volait, je lui couperai sa main.

 

            Cependant, les événements ne s’étaient pas déroulés tel que ‘Alî les avait envisagés. Ce n’était pas seulement Fâtima0 qui refusa ce deuxième mariage de son époux, mais le Prophète lui-même – que la prière et le salut soient sur lui – manifesta son mécontentement et sa colère. Il semble qu’il ne s’opposa pas au principe du mariage en lui-même. Il était bien plus révolté par l’alliance que ‘Alî voulait conclure. Celui-ci envisagea de prendre pour seconde épouse la fille de ‘Amrû Ibn Hishâm al-Makhzûmî qui n’était autre que Abû Jahl, cet ennemi d’Allâh et de Son Messager.

 

            Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – n’oublia pas l’acharnement et la violence de ce dernier contre l’Islam. Cet idolâtre obstiné et acharné était toujours en première ligne des attaques contre la religion d’Allâh. Ce fut pour cet ensemble de raisons que le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – s’opposa à l’alliance de sa famille, les Banû Hâshim, avec celle d’Abû Jahl.

 

            Bien sûr, ‘Alî devait renoncer au mariage aussi longtemps que Fâtima0 serait en vie. Quand à celle-ci, elle finit par pardonner à son époux sa malheureuse initiative. Au même moment, elle fondit en larmes provoquées par son émotion causée par l’affection et l’amour que son père lui portait en toute circonstance.

 

            Depuis, l’entente régna entre les deux époux d’autant plus que, en l’an III de l’Hégire, Allâh emplit les yeux de Fâtima0 de joie, en lui donnant un fils nommé al-Hassan. Il va de soi que le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – fut également transporté de joie. Ce fut lui qui prit le nourrisson dans ses bras et lui récita l’adhân dans le creux de son oreille.

 

            Une année plus tard, au mois de sha’bân, Fâtima0 eut un deuxième enfant nommé al-Husayn. Cette deuxième naissance assura une fois encore au Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – que le prolongement de sa descendance était assuré en ce monde.

 

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 12:45

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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Ses difficultés matérielles :

 

La vie de Fâtima0 dans sa nouvelle demeure n’était pas aisée et calme. Il est même possible de dire qu’elle était caractérisée par la dureté et la pauvreté. Ce n’était pas le cas de ses sœurs qui avaient connu une existence aisée parce que leurs maris appartenaient à des familles riches. Ce n’était pas le cas de ‘Alî, issu d’une famille pauvre qui ne lui laissa aucun héritage. Ce fut d’ailleurs pourquoi, le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – avait demandé, avant l’ère de la révélation, de garder ‘Alî sous son toit afin d’alléger les dépenses inhérentes aux conditions sociales de la famille de son oncle.

 

            ‘Alî fut le premier enfant à adhérer à l’Islam. Il n’avait, à cette époque, que dix ans à peine. Très jeune, il participa au jihâd en se faisant collecteur de fonds et en affrontant les associationnistes aux côtés de son cousin et ensuite son beau-père. Fâtima0 n’ignorait pas ses activités quand elle fut demandée en mariage. Elle savait aussi qu’il était pauvre. Quand elle en fit la remarque à son père, celui-ci lui répondit :

 

     C’est un sayyid en ce monde et il sera parmi les gens de bien dans la vie dernière. Il est le plus érudit que tous les autres Compagnons. Il est le plus noble de caractère que tous et, en outre, il a été le premier des mâles à avoir embrasser l’Islâm.

 

De tels arguments ne pouvaient qu’arracher le consentement de Fâtima0, d’autant plus qu’il émanait de son père, le meilleur des hommes.

 

            Si ‘Alî  était pauvre, elle l’était également. Elle n’entra dans sa vie conjugale qu’avec sa robe usée, un coussin fabriqué en fibres, deux meules, deux outres et un peu de produits parfumés. La pauvreté des conjoints ne leur permettait pas de posséder une servante qui aiderait Fâtima0 dans l’organisation de modeste logis. C’est dire qu’elle était contrainte de porter toute seule le lourd fardeau. Devant cet état et connaissant sa santé fragile, ‘Alî s’efforçait de l’aider dans certains travaux domestiques.

 

            Allâh vint à leur secours. Un jour, sachant que le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – revenait d’une expédition militaire, chargé d’un butin il (‘Alî) espérait avoir une part qui lui permettrait d’offrir à son épouse une servante qui l’aiderait dans ses travaux. Fâtima comprit ce qu’il voulait. Aussi s’arrêta-t-elle de moudre le peu de blé qu’elle avait, mit son khimâr et se dirigea vers la maison de son père.

 

            Arrivée sur place, elle n’osa pas lui demander une aide. Elle retourna bredouille à la maison et informa son mari qu’elle avait eu honte de réclamer quoi que ce soit à son père. ‘Alî prit son courage à deux mains et alla voir l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui – pour lui exposer leur difficultés matérielles. Il reçu alors cette réponse :

 

 Non ! Par Allâh ! Je ne peux pas vous donner à vous et laisser les gens de l’Auvent (Ahl as-suffa)[1] souffrir de la faim parce que je n’aurais rien dépensé en leur faveur.

 

‘Alî retourna bredouille mais son beau père ne resta pas insensible à son état.

 

            La nuit tomba. Il faisait un froid vif. ‘Alî et Fâtima0 s’efforcèrent de dormir mais ils ne parvinrent pas à fermer l’œil parce que leurs corps étaient glacée de froid. Au bout d’un moment, ils entendirent frapper à la porte. C’était le Prophète – que la prière et le saluit soient sur lui . Ils se présentèrent devant lui, emmitouflés dans une couverture si courte que lorsqu’ils se protégeaient la tête, leurs jambes apparaissaient. Et quand ils cherchaient à camoufler les pieds, le haut de leur corps se dénudait.

 

            En les voyant ainsi, le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – leur ordonna de rester à leur place. Leur état fit frémir son cœur de pitié. Il leur dit :

 

           Voulez-vous que je vous informe au sujet de ce que vous m’avez demandé ?

 

Il fait allusion au secours matériel qu’ils avaient réclamé. Ce n’était pas des biens que l’Envoyé d’Allâh leur apportait mais un message de l’archange Gabriel.

 

Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – dit alors :

 

     Ce sont des paroles que Gabriel m’a apprises. Invoquez la gloire d’Allâh (tusubbihâni Allâha) dix fois à la fin de chaque prière légale. Puis, vous Le louez (tahmadâni) dix fois. Vous dites Allâhu Akbar (tukabbirâni) dix fois. Quand vous vous retournez dans vos lits, tusabbihâni trente trois fois, puis tahmadâni trente trois fois et ensuite tukabbirâni trente trois fois.

 

Après quoi, le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – les quitta après leur avoir enseigné cet exercice spirituel qui vient à bout des difficultés et défait les fatigues. L’imâm ‘Alî dira plus tard :

 

-    Par Allâh ! Nous n’avons jamais cessé de faire cet exercice spirituel depuis que nous l’avons appris.

-     Pas même une seule nuit ? lui demanda quelqu’un.

-     Pas même une seule nuit, répondit-il avec insistance.

 

Fâtima0 a été au cœur du combat depuis son enfance. Elle a connut les harcèlements des idôlatres contre son père, le blocus imposé par eux et la mort de sa mère. Depuis cette disparition, la tristesse ne la découragea pas. Elle se mit à s’occuper directement et personnellement de son père, qu’il soit près d’elle ou loin d’elle. A Médine, son cœur l’accompagnait dans ses expéditions militaires et ses batailles. Il lui arrivait de l’accompagner sur le champ de bataille. Il en a été ainsi à celle de Uhud où elle a été vue, circulant entre les rangs des combattants pour leur donner à boire ou pour soigner les blessés.

 

            Entre temps, il arrivait que l’entente ne règne pas entre ‘Alî et Fâtima0. Le premier se montrait dur envers son épouse. Fâtima ne manquait pas, à certains moments, de se plaindre à son père. Un jour, la dispute s’envenima et les opposa si violemment que les voix des deux conjoints parvenaient jusqu’aux oreilles de l’Envoyé d’Allâh – que la prière et le salut soient sur lui. Ce fut ainsi que celui-ci accourut chez eux. Il y resta un certain moment et sortit, le visage rayonnant de joie. Quand un compagnon lui demanda les raisons de cette jovialité, il répondit :

 

     Comment voulez-vous que je ne sois pas content alors que je viens de réconcilier les deux personnes que j’aime le plus ?

 

 

[1] Ahl as-suffa ou gens de l’Auvent : c’était un groupe de Compagnons du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – connus pour leur ascétisme. Ils vivaient près de la mosquée. Ils étaient pauvres et sans ressources. Par pudeur, ils ne tendaient jamais la main pour demander l’aumône. Ils furent les précurseurs du Soufisme (Tassawwuf)

 

 

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 20:38

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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Son mariage avec ‘Alî

- qu'Allâh soit satisfait de lui :

 

            A cette période Fâtima0 s’approchait de sa dix-huitième année. Ce n’était plus la fille qui, toute jeune, disait à sa mère qu’elle ne se marierait jamais car elle ne tenait pas à se séparer de ses parents comme ses sœurs l’avaient fait. Cependant, elle atteint l’âge de la maturité et savait que le mariage est un état naturel depuis Eve jusqu’à sa mère et ses sœurs. Elle avait à ses côtés ‘Alî qu’elle voyait quotidiennement. Celui-ci avait des vues sur elle mais il n’osait pas les exprimer ouvertement.

 

            De son côté, Fâtima 0 ne voulait pas non plus afficher ses sentiments, d’autant plus que depuis la mort de sa mère et le départ de ses sœurs, elle se sentait la maîtresse de la maison de son père. Elle pensait qu’il était de son devoir de demeurer aux côtés de celui qui lui avait donné le jour, au point qu’elle était appelée par son entourage « la mère de son père ». Toutefois, cette situation ne pouvait pas demeurer éternellement.

 

            Un nouvelle situation allait se présenter et changer le cours des événements : l’entrée de ‘Aïsha dans la vie du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui. Fâtima 0 compris qu’il était temps de quitter, bon gré mal gré, le domicile de son père pour céder sa place à la nouvelle venue. A cette dernière donc, d’assumer la direction de la maison de son père. Il ne fait pas de doute que, dans cette conjoncture, elle se rappela sa mère. Une autre femme allait se substituer à elle.

 

            Fâtima0, au fond d’elle-même ne s’opposait point au mariage de son père. Celui-ci avait besoin d’une compagne qui allègerait le fardeau de sa mission et les peines de la lutte. Il est à noter qu’avant ‘Aïsha0, il y avait eu une autre femme dans la vie du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – : Sawdah0. Quatre mois après cette union, Fâtima0 se maria avec ‘Alîet regagna sa nouvelle maison. Comment les choses s’étaient réalisées ?

 

            Après des années d’hésitation et encouragé par des compagnons, ‘Alî se décida de demander la main de Fâtima0. Quand il s’approcha du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui –, celui-ci lui dit :

 

-         De quelle affaire veux-tu m’entretenir, ô fils de mon oncle ?

      

Les yeux baissés et la voix presque éteinte, il dit :

 

-         Je viens te demander la main de Fâtima

 

Il reçut, bien entendu, une réponse favorable. En guise de dot ‘Alî avait une cotte de mailles qu’il vendit à ‘Uthmân Ibn ‘Affân. Il remit le produit de cette vente à Fâtima 0. De cette union, de nombreux événements politiques allaient se réaliser.

 

            Cette séparation provoqua les larmes de Fâtima 0. Son père la consola en lui disant :

 

-         Je t’ai laissé en dépôt chez celui dont la foi est la plus forte de toute celle des autres hommes. Il est le plus instruit en matière religieuse et le plus vertueux.

 

      Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – bénit cette union et implora Allâh de leur donner la meilleur des descendances. Nous savons qu’Allâh exauça cette imploration avec la naissance de Hassân et Hossayn qui joueront un rôle important dans l’histoire de l’Islâm.

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 18:01

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

 

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Départ et arrivée à Médine :

 

Le voyage de Fâtima 0 et de sa sœur Umm Kaltoum 0 à Médine ne se fit pas sans difficulté. Des associationnistes les rattrapèrent en cours de route. Al-Huwayrah Ibn Naqîdh Ibn ‘Abd Ibn Qassî, un de ceux qui firent le plus de mal à leur père à la Mecque, piqua de sa lance le chameau monté par Fâtima. Celle-ci fut déséquilibrée et tomba sur le sol. A cette époque, c’était une jeune fille frêle et faible de corps. Les événements traversés par la mère des cités n’étaient pas étrangers à sa mauvaise santé. S’ils avaient eu une mauvaise influence sur son physique, ils avaient, au contraire, renforcé sa volonté et décuplé sa force morale.

 

Fâtima 0 finira, en fin de compte par arriver à Médine. Elle ressentait le mal tenailler sa jambe à la suite de sa chute du chameau. Des années passèrent sans que le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – n’oublie le comportement d’al-Huwayrath en vers sa fille. En l’an VIII de l’Hégire, lors de la conquête de la Mecque, le père de Fâtima 0 le désigna au nombre du groupe qui devait être tué, quand bien même le trouverait-t-on sous les murs de la Ka’ba. ‘Alî  était le plus en droit de tuer cet homme infect. Et c’est ce qu’il fit.

 

Quand Fâtima 0 arriva à Médine, elle fut témoin de la fraternité que son père avait suscitée entre les Muhâjirîn et leurs hôtes les Ansâr. Ce fut une fraternité concrétisée par des actes tangibles. Le Prophète – que la prière et le salut soient sur lui – lança cet appel :

« Soyez frères en Allâh. Que chacun prenne un frère. Quant à moi, voici mon frère. » et il désigna ‘Alî Ibn Abî Tâlib, fils de son oncle paternel et futur époux de sa fille Fâtima 0.

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Louange à Allâh

 

 

Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm 

 

Au nom d'Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux

  
Assalâmou 'alaykoum wa rahmatou llâhi wa barakâtouh 


« Louange à Allâh Qui, par Sa Volonté, insuffle dans le cœur des aspirants l’ardeur de l’aspiration. Il ne cesse alors de les motiver pour emprunter la voie du bonheur, celle de la foi et de la dévotion. »


« Sache que le début du cheminement est un besoin pressant insufflé dans le cœur du serviteur de Dieu ; il le trouble, l’alerte, le motive pour accourir vers Dieu et la Demeure de l’au-delà, et le détourne de l’ici-bas. »

L’Imâm Al-Haddâd " Risâlat Al-Mu`âwanah ".

Poèmes